@ Ma smala et moi: "En retard, en retard, j'ai rendez-vous quelque part"

29 août 2013

"En retard, en retard, j'ai rendez-vous quelque part"

Avant d'avoir des enfants, j'avais avalé une montre suisse (eh, eh, je suis bien placée pour le dire ^__^).

En bonne nullipare, j'étais limite agacée par nos amis primi- ou multipares qui était perpétuellement à la bourre quelque soit la situation. Incroyable quand même de perdre tout contrôle à cause d'une si petite chose.

Mais ça, c'était avant.


Avant le tsunami qu'a été l'arrivée des enfants dans ma vie. Parce que oui, il faut que je vous l'avoue, il y a quelques temps de cela (euh, 7 petites année et des poussières), j'étais persuadée de ne pas avoir l'instinct maternel. Si, si, je vous l'assure. Même enceinte de 8 mois, 3 semaines et quelques jours, je campais sur mes positions.

Même que, quand j'accompagnais celui qui allait devenir mon mari chez son filleul, une famille avec 3 enfants, je trouvais que c'était le meilleur moyen contraceptif qui pouvait exister ...

Et puis, la naissance du premier "petit plat" a chamboulé ma petite vie bien tranquille et bien réglée. Pas à la seconde où je l'ai vu, mais progressivement, le temps qu'on s'adopte mutuellement.

Et depuis, j'ai l'impression que le temps ne s'écoule plus de la même façon.

Paradoxalement avec un seul "petit plat", j'étais presque toujours en retard partout. Mais avec de bonnes excuses ! C'était l'heure de la sieste, l'heure des repas, un caca nucléaire était passé par là, toussa, toussa. J'arrivais systématiquement un quart d'heure trop tard chez le pédiatre. Quelle idée, déjà, de fixer des rendez-vous à l'heure où les nourrissons fond d'habitude la sieste !

Puis, plus le nombre de "petits plats" a augmenté, mieux je suis arrivée à gérer les deadline imposés par notre quotidien. On se complique moins la vie quand on est multi-multipare que comme "simple" primipare (oui, enfin, quoique, ça dépend). On ne court pas chez le pédiatre à la moindre fièvre quand on a quatre enfants. Alors qu'avec un, on a l'impression que le ciel nous tombe sur la tête au moindre bobo. C'est dans l'ordre des choses.

Parfois, quand j'ai cinq minutes pour m'asseoir quelque part et que mon cerveau a l'occasion de fonctionner (fait assez rare - m'asseoir, hein, pas réfléchir, non mais !), je me demande toujours ce que je faisais de ma vie quand je n'avais pas d'enfant.

Sincèrement ? Aucune idée. Je n'arrive plus à me souvenir de quoi était faites mes journées. La faute à mes quatre grossesses qui m'ont fait perdre de précieux neurones (ahem).

Je travaillais et je dormais sûrement plus. J'avais une vie un peu plus sociable. J'avais plus de temps pour moi, pour faire fonctionner les neurones que je n'ai plus. Je lisais plus, aussi. Je cuisinais des plats autrement plus élaborés que les pâtes-à-rien.

Aujourd'hui, comme beaucoup de mamans, je passe mon temps à courir, à faire les choses à moitié, à être perpétuellement interrompue, à trimbaler tout mon petit monde à gauche et à droite.

Je suis devenue la championne du petit-déjeuner et du changement de bébé dans la voiture. Du jeté de "petits plats" à l'entrée du terrain de foot. Du 100 mètres dans les rayons des magasins. De la réalisation du souper d'une main, en faisant les devoirs et en lisant une histoire simultanément. De la tétée express dans les lieux les plus incongrus.

Mais malgré tous mes efforts, les journées (et les soirées) sont toujours trop courtes. Malgré toute ma bonne volonté (ou pas ...) et ma motivation, certaines choses sont laissées, à mon grand regret, à l'abandon. Les albums photos des "petits plats" : deux ans de retard dans le classement. Certains travaux dans la maison : en stand-bye. Mes projets couture-tricot-crochet : repoussés aux calendes grecs. Les remerciements pour la naissance de L., il y a bientôt une année : toujours pas réalisés (trop la honte ...).  J'ai une To do list longue comme le bras et j'ai l'impression de ne pas en voir le bout.

Non mais ! Qui a donc décidé que la journée n'aurait que 24 heures et qu'en plus, il fallait dormir un peu (encore que là aussi, j'aurais une réclamation à déposer, parce que, si on doit dormir, il faudrait nous fournir un bébé qui dorme, lui aussi!).

3 commentaires:

  1. Arf, m'en parle pas, j'ai l'impression que tu parles de moi, même si je n'ai qu'une Lulu. Quand j'y repense, je me demande ce que je pouvais bien faire de mes journées avant. ^^ Maintenant c'est tout le temps la course et si par malheur on dépasse l'horaire prévu, je stresse comme une malade (et pourtant ça arrive souvent, lol). Très chouette billet en tout cas et j'adore l'image et le titre. :)

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  2. Oh oui, le change dans la voiture, je connais! Même que j'ai déjà fait le change dans les bouchons sur l'autoroute. Ni vu ni connu, je le sors du cosy, hop sur les genoux (coincée a l'arrière entre les deux sièges auto), un coup de lingettes, une nouvelle couche, nouveau ficelage dans le cosy comme si rien ne s'était passé!
    Mais chut, hein, ça reste entre nous...

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  3. Pas facile une famille nombreuse...je te comprends, j'ai 5 enfants de 15 ans à 6 mois, un mari, et un chat bizarre. Et c'est pire de changer la litière du chat sur le bord de l'autoroute, avec le mari qui se fait déchiqueter les mains par la bestiole affolée, pendant que j'attaquais les dégâts à l'évitant. A côté, c'est presque un bonheur de changer les couches dans la voiture!

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