@ Ma smala et moi: Vis ma vie de "maman football" #1

16 oct. 2015

Vis ma vie de "maman football" #1

Je me suis dit que j'allais inaugurer une nouvelle série de billets, histoire de me défouler un peu, de montrer l'envers du décor et parce que, finalement, ça vaut son pesant de cacahuètes ^^

Depuis maintenant 3 ans, je suis une "maman football". Un monde qui m'était totalement inconnu jusqu'alors et un sport pour lequel je n'avais pas spécialement d'atomes crochus ...

Pour Monsieur Mon Mari, c'est tout le contraire et, même s'il ne les a pas poussés (encouragés discrètement serait le terme plus approprié) MonsieurM, MonsieurA et maintenant MonsieurN ont tous intégré l'équipe de foot de notre village.


Si mon enthousiasme n'était pas débordant à la base, je dois bien avouer que la proximité (le terrain est à 2mn en voiture, 5mn en trottinette/vélo et 10mn à pied), la pratique d'un sport régulier (trop parfois, on en reparlera ...), le fait de (re)trouver des copains, le prix abordable de l'équipement (rien à voir, par exemple, avec le hockey sur glace qui se pratique beaucoup dans notre région) en font un sport somme toute intéressant (les imbéciles, toussa, toussa ...).

Mais, car il y a bien un mais, c'est aussi un univers à part entière où tu découvres la diversité de la nature humaine et pas seulement en bien, malheureusement. Je ne pense pas que ce soit propre au football et que l'on retrouve malheureusement les mêmes travers dans d'autres sports, mais je vais parler de ce que je connais : le sacro-saint foot (encore que, récemment, il ne soit pas tant que ça en odeur de sainteté #scandalealafifa) !

Cas numéro 1
Le parent qui pense que le club est une garderie 

A partir d'environ 6-7 ans, les enfants (en tout cas chez nous) commencent à faire des petits matches régulièrement (en plus d'un entraînement par semaine), sous forme de tournois (presque) tous les samedis matin de début septembre à fin octobre et de début mai à fin juin.

Si toi, comme moi, tu fais partie de ces parents qui pensent qu'un enfant de cet âge-là a encore besoin d'aide pour certaines actions du quotidien, mais aussi que c'est ton rôle de l'entourer dans ses activités extra scolaires (et, avouons-le que tu as du plaisir à le faire), tu n'auras plus de vie chaque samedi matin pendant cette période. Adieu les marchés en famille, les grasses mat' et tutti quanti.

Tu ronchonnes parfois et traînes un peu les pieds quand le réveil sonne à 6h30 le samedi, tu n'es pas toujours très frais/fraîche en arrivant au bord du terrain, tu carbures au café (ou au thé dans mon cas), mais tu es là ! C'est ton rôle, tu as fais des enfants et tu assumes, même si tu préférerais être au fond de ton lit.

S'il t'arrive de ne pas pouvoir être présent ou que tu choisis exceptionnellement de donner la possibilité aux autres membres de la smala de rester un matin tranquille à la maison (parce que oui, tu trimballes toujours tout le monde avec toi ...), tu prends les devants et t'arrange avec d'autres parents plusieurs jours à l'avance.

Ça c'est pour le parent que je qualifierais de responsable (j'ai hésité à écrire normal ...)

D'un autre côté, à mon grand étonnement, il y a les parents sans complexe. Du type j'ai-trouvé-un-mode-de-garde-à-peu-de-frais-et-j'en-profite-sans-penser-aux-autres

Du genre qui jette presque son gosse hors de la voiture à 7h le matin et repart dare-dare à ses occupations. Ou pire, celui qui te demande de passer le chercher pour ne pas avoir à mettre le nez dehors (ou sortir du lit pour l'un des deux conjoints ...). Et qui ne le récupérera qu'à 13h au plus tôt (quand il n'arrive pas, en plus, en retard). Qui ne se soucie pas de savoir qui véhiculera son rejeton jusqu'au lieu du tournoi.

Celui qui laisse les autres parents ou l'entraîneur gérer son enfant. Parce que à 6-7 ans, ce n'est pas encore évident de lacer ses lacets tout seul ou enfiler une paire de protège-tibias. Qui néglige son rôle éducatif (pour peu, vu ce qui précède, qu'il en ait un tant soit peu) et pense que c'est aux autres parents de s'en charger.  A toi donc de : séparer deux enfants qui se battent : done. Pousser une gueulante pour cause de langage de charretier : done. Prendre sur moi à de nombreuses reprises : done, done, done.

Celui qui donne une somme d'argent déraisonnable qui permet à l'enfant de s'acheter toutes les cochonneries possibles et imaginables qui font baver d'envie les enfants accompagnés de leurs parents. Parce que oui, le parent présent au bord du terrain serai plutôt du genre à contrôler un peu l'alimentation de ses enfants ... Mais pour le coup, passe pour un sacré rabats-joie.

Ou alors celui qui, au contraire, ne donne rien et qui doit penser que le petit creux de 10h est à la charge du club ou des autres parents présents. Quand les enfants mangent un sandwich ou boivent quelque chose, ce petit joueur de foot les regardent avec envie et toi, parent-responsable, tu te sens mal à l'aise et tu lui offre quelque chose. Quand ça se reproduit à chaque tournoi, tu commences à trouver cela exagéré. Puis quand l'enfant prend l'habitude de quémander directement, toi, tu finis par être excédé.

Le plus difficile sans doute dans tout cela : toujours garder à l'esprit que les enfants ne sont pas responsables du comportement de leurs parents, même s'ils en sont hélas souvent le reflet. Mais punaise, que c'est dure, parfois ...

Dans un prochain billet, je vous parlerai du parent sans complexe niveau 2. Car plus les enfants grandissent, moins il en fait ^^ Petits enfants, petits soucis, grands enfants ...


Le sweat que je me suis offert l'année passée
parce que, dans le fond, cela reste un jeu,
même si certain(e)s ont tendance à
l'oublier ...

5 commentaires:

  1. Moi, j'ai opposé un non catégorique au foot : mes samedis m'appartiennent et ce n'est pas négociable !

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    1. J'avais aussi jamais ... Mais il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ;-)

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  2. oui je comprends et je partage la plupart de tes remarques (dont j'apprécie toujours la pertinence et l'ironie) !
    Mais depuis qu'on est passés à 3 puis 4 entraînements par semaine, il a bien fallu qu'elle s'assume (on parle de natation) et fasse des trajets seule (ok, elle est plus grande). On a finalement pu s'arranger avec un couple de parents aussi, et je crois que l'échange est à peu près équitable, même si sans voiture on ne peut qu'accompagner leur fille et non la ramener comme ils le font pour la nôtre. Quant à être au bord du bassin à 7h30 à perpète (la Chaux-de Fonds l'année dernière, on aura Sion en janvier ...), je plaide coupable : malgré toutes mes dénégations passées et mes jamais-de-la-vie, je lui prépare sa portion de pâtes et un de nous 2 l'accompagne ! :-D Gros becs (PS : j'adore le pull !!!)

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    1. Pour aller à l'entraînement, on va gentiment les laisser se déplacer seuls. Mais pour les matches, il faut quand même les voiturer à gauche et à droite. Et ce n'est pas une sinécure ... J'en reparlerai dans un autre billet (teasing de la mort qui tue :-) )

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  3. Nos samedis sont perdus ici! Le matin golf et l'après-midi souvent match ☺ Je suis totalement fan du sweat rose je vais le remettre sur ma liste cette année! Bises

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